Site WWW de Laurent Bloch
Slogan du site

ISSN 2271-3905
Cliquez ici si vous voulez visiter mon autre site, orienté vers des sujets moins techniques.

Pour recevoir (au plus une fois par semaine) les nouveautés de ce site, indiquez ici votre adresse électronique :

Création d’un type de données : les tables
Article mis en ligne le 30 janvier 2005
dernière modification le 5 octobre 2005

par Laurent Bloch
logo imprimer

Le type est un concept de base de la programmation. Pour le dire en peu de mots, un type est un nom donné à un ensemble de valeurs parmi lesquelles une variable pourra prendre sa valeur. Ainsi, si je dis i est une variable de type entier, cela signifie que les valeurs de i seront des nombres entiers, et que la tentative d’affecter à i une valeur d’un autre type, caratère par exemple, devra déclencher une erreur.

Outre les valeurs acceptables pour les objets du type, un type définit les opérations acceptables : l’addition est acceptable pour les nombres, pas pour les caractères.

Scheme est un langage à typage dynamique, ce qui signifie qu’il est possible d’affecter à une variable préalablement définie dans un type donné (par exemple un nombre) une valeur d’un autre type (une chaîne de caractères par exemple) ; ceci a des avantages et des inconvénients. Parmi les avantages on peut citer la facilité qu’il y a à écrire des procédures capables de traiter des arguments de types variés (cela s’appelle le polymorphisme). Mais cette souplesse a un prix : il convient de vérifier à l’exécution que la variable à laquelle on veut appliquer une procédure a bien le type voulu !

Le bon usage des types contribue fortement à la qualité de la programmation. C’est pourquoi ont été créés des langages à typage statique, comme Ada, Pascal ou Java, qui évitent ainsi de nombreuses erreurs de programmation, mais au prix d’une certaine rigidité.

Pour bénéficier à la fois en Scheme des avantages du typage dynamique et de ceux d’un contrôle des types, il convient que le programmeur définisse ses propres types de données, adaptés au sujet de son programme, et qu’il les vérifie à l’exécution.

Voici un petit exemple, où l’on définit un type de données pour des tableaux de dimension 2. On remarquera que les objets contenus dans le tableau sont de type quelconque, et éventuellement hétérogènes, parce que les vecteurs de Scheme, choisis pour la réalisation de notre type, prennent des valeurs hétérogènes. D’autre part, il existe des variations autour du type vecteur en Scheme, notamment pour Bigloo, au sujet desquelles on pourra consulter l’article sur les vecteurs de Bigloo qui décrit certaines extensions propres à l’écriture de programmes très efficaces.

Notre type table nous donnera :

- un constructeur, pour créer des objets du type :

Notre type table est implanté au moyen d’un vecteur de deux éléments. Le premier élément a pour valeur la chaîne de caractères *TABLE*, c’est l’étiquette de notre type ; le second élément de ce vecteur est lui-même un vecteur de vecteurs, qui constitue le tableau proprement dit.

- un prédicat d’appartenance, pour vérifier qu’un objet appartient bien au type :

- un mutateur, pour modifier un objet du type en affectant une valeur à un élément du tableau :

- un sélecteur, pour accéder à un élément d’un tableau du type :

- et diverses procédures utilitaires dont la fonction se comprend d’elle-même :

Pour faire de cette collection de procédures un module compilable par Bigloo, on ajoutera en tête :

Nous aurons ainsi créé um modules tables,
que nous pourrons utiliser, par exemple, dans le module
principal use-tables :

Forum
Répondre à cet article


pucePlan du site puceContact puceMentions légales puceEspace rédacteurs puce

RSS

2004-2017 © Site WWW de Laurent Bloch - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.86.44