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Enthousiasme suspect de la gauche française pour Syriza

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Enthousiasme suspect de la gauche française pour Syriza
Bernard Perrot - le 26 janvier 2015

Peut-être faut-il aussi citer au moins un moyen de ne pas augmenter la productivité d’une entreprise par la R&D, c’est de rémunérer les actionnaires en priorité au détriment du réinvestissement dans l’outil de travail, voire planter l’entreprise quand elle a été saignée à blanc. Ce que tu cites concernant le pillage passé des colonies, ça existe toujours, mais se situe au niveau du pillage des capacités de production des entreprises, petites ou grandes, par asphyxie au profit des seuls actionnaires, qui iront mettre leurs sous ailleurs dès que leur "investissement" ne sera plus assez rentable. C’est un paradoxe qui frise à l’imposture actuellement de ne pas arrêter de dire au gens que c’est la crise, tout en faisant le constat que la richesse d’un petit nombre ne cesse d’augmenter ! C’est en ce sens que pour les populations, l’austérité est devenue insupportable au constat qu’elle ne touche que les plus démunis et que les actionnaires continuent de se goinfrer. Les populations touchées, les électeurs, n’ont pas tous la capacité ni les connaissances pour évaluer tous les mécanismes économiques très complexes d’aujourd’hui, mais perçoivent par contre sans difficulté l’injustice qui nait de ces disparités astronomiques actuelles entre ceux à qui on demande des efforts, et ceux que cela ne concerne pas et continuent de s’enrichir, y compris en détruisant l’outil de production dans lequel ils ne voient qu’une source de profit à très court terme. Dans ce contexte, il faut sans doute accepter plus rassurant que les électeurs grecs se tournent vers la gauche du Pasok que vers l’extrême droite.