Warning: Use of undefined constant oui - assumed 'oui' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /home/clients/2ea9770f460154cb810fe27db3dcd32c/web/BlogLB/tmp/cache/skel/html_728388b8d1a17bc7711e05166891ef6f.php on line 1158

Warning: Use of undefined constant oui - assumed 'oui' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /home/clients/2ea9770f460154cb810fe27db3dcd32c/web/BlogLB/tmp/cache/skel/html_728388b8d1a17bc7711e05166891ef6f.php on line 1158
L'Assignation. Les Noirs n'existent pas. - [Blog de Laurent Bloch]
logo site
Blog de Laurent Bloch
Blog de Laurent Bloch

ISSN 2271-3980
Cliquez ici si vous voulez visiter mon autre site, orienté vers des sujets informatiques et mes enseignements.

Pour recevoir (au plus une fois par semaine) les nouveautés de ce site, indiquez ici votre adresse électronique :

Un livre de Tania de Montaigne :
L’Assignation. Les Noirs n’existent pas.
Un essai universaliste contre les clichés racistes
Article mis en ligne le 22 juin 2018

par Laurent Bloch
logo imprimer
Licence : CC by-nd

C’est en écoutant un podcast du Nouvel Esprit public de Philippe Meyer que j’ai entendu Béatrice Giblin recommander cet essai laconique de la journaliste Tania de Montaigne : je ne saurais trop vous en recommander la lecture. Les clichés racistes sont tellement enfouis dans la culture que nul n’est parfaitement immunisé contre eux, et qu’ils peuvent surgir de notre inconscient, pour notre plus grande honte. Et il y a des choses auxquelles on ne pense jamais si on n’y a pas été confronté. Je pense par exemple au passage du livre de Tania de Montaigne où elle raconte comment, toute jeune adolescente, après s’être fait moquer de ses cheveux par ses camarades de classe, elle avait décidé de les faire défriser ; après avoir économisé l’argent nécessaire, elle entre dans un salon de coiffure près de chez elle : la patronne lui dit : « on ne coiffe pas ça ! » ; elle était devenue une chose, « ça ». Cette anecdote rejoint la revendication de Rokhaya Diallo pour que le CAP de coiffure comporte une épreuve obligatoire consacrée aux cheveux des peuples noirs : elle a suscité des réactions ironiques, mais si l’on a subi une humiliation telle que celle relatée par Tania de Montaigne, on n’a guère envie d’en rire.

Si Tania de Montaigne pourchasse les clichés racistes, elle n’est pas pour autant indulgente avec les identitaires de tout poil et de toute couleur, tels ces militants de l’appropriation culturelle qui, plus dans les pays anglo-saxons qu’en France (mais peut-être ne perdons-nous rien pour attendre), prétendent interdire à telle chanteuse blanche de se faire des tresses à la mode africaine, voire à tel cuisinier non-japonais de préparer des sushis sans autorisation... de qui, au fait ?

Bref, une lecture salubre, qui en peu de pages remet bien des idées en place.


Forum
Répondre à cet article
Un effet de miroir saisissant !
Richard Coffre - le 1er juillet 2018

Apprenant l’existence de ce livre grâce à la newsletter de Laurent, je me suis empressé de l’acheter tant la problématique me semblait proche de moi.
Je ne me suis pas trompé.
Je me suis vraiment retrouvé dans les descriptions de l’auteur sur les situations du quotidien, d’autant plus que j’ai fait de l’athlétisme et du sprint qui plus est.
Pendant longtemps il était normal que je ne nage pas vite alors que mon père a été maître nageur.
J’étais donc bien sous l’influence de ce « racisme » qui ne dit pas son nom et qui est souvent bienveillant : « tu n’es pas Noir, tu es de couleur ». De nombreuses fois j’ai entendu ces paroles pour expliquer que j’étais différent, ni Noir, ni Blanc.
Et mon fils, un « vrai » métis mère blanche et père noir a subi de plein fouet ce problème de positionnement alors qu’il n’était qu’au primaire.
Bref une lecture salutaire.

Assourdissement critique
Jean-Pierre Corniou - le 23 juin 2018

Effectivement, ce qui menace c’est la banalisation. On s’habitue de façon pernicieuse au racisme ordinaire, latent, quotidien. C’est pareil pour le sexisme.L’indignation bruyante et sans lendemain, ravit sa conscience, les petits abandons du quotidien, en revanche, sont terribles.J’utilise souvent en conférence cette notion élémentaire qui nous rappelle que nous les Homo Sapiens Sapiens, nous avons tous 100 milliards de neurones. Il y a toujours nquelqu’un dans la salle qui fait une remarque qui se veut drôle selon laquelle cela ne serait pas vrai pour tout le monde, avec un regard complice qui veut dire "on se comprend bien, hein ?" ! La racisme, c’est fuir le regard de l’autre car il est différent. Les petits bonheurs unique que donnent au contraire ces échanges souriants que l’on peut sans frais échanger dans le métro sont réjouissants. Nous sommes les mêmes.

pucePlan du site puceContact puceMentions légales puceEspace rédacteurs pucesquelette puce RSS

2004-2019 © Blog de Laurent Bloch - Tous droits réservés
Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.1.10